mardi 30 mars 2021

Retour, de ton éternité.

I


La nuit
sous les étoiles
________________ écouter
et entendre
________________ la respiration des branches

une chose
_________ une autre
___________________ la vie ici-bas


le temps comme une étoile filante


bouche pleine de mots
le cœur murmure sous les feuilles
une complainte
_______________ une errance


au fil de l’eau la mémoire est de silence



II

souvenir
d’un regard
premier

voile déchirée
au matin tremblé

soleil affecté

feuilles nouvelles
au front de l’aurore
étincelante

vaste mer
flots infinis

regard premier




III

Mots du cœur
____________ tracés
oiseaux envolés
sur les fils d’argent

les roses crient victoire
la huppe est sur la trame
son chant embaume l’air

entrelacs de saisons
souvenirs retenus

entre les branches
la lumière libérée



IV

Sur la vague
les cœurs évaporés
rêves perdus dans les eaux démontées
sous le sable le limon d’une langue oubliée

dans les yeux grands ouverts
une tranche de soleil
une fleur de talus au cœur étoilé

mots mordus par erreur
dans le livre du ciel
les oiseaux revenus
chaque mot apaisé

dernière page
l'éternité


Maria Dolores Cano, 29 mars 2021 à 10:00. ici.

dimanche 28 mars 2021

De ton éternité.

Et je suis face à la dernière page écrite, un recueil bricolé, de mon éternité viendront bien les prochaines.

Finirait.

Écoute et retiens et suis, il faut, il faut, étrangement, étrangement, faut-il remettre, faut-il comprendre, je tourne et tu vois, nous sommes sous les branches et sous les étoiles, tu tournes et vois, et verrions-nous aussi, le temps qui file, le poids des choses, tout tient et tu commences et manges et bois

et regardes : l’air circule, les pieds posés, la bouche ouverte, dire et lancer paroles et murmures, tout est fabriqué, tout pèse son poids, il faut, faut-il que cela tourne, que cela murmure, cœur éloigné, arbres touffus et choses sous les feuilles, je te suis et tu recommences, eau pure, nous sommes en errance,

et tout revient, et tout de tout se pare, paroles murmurées, mots oubliés fraicheur et sol gratté, je tourne et je te vois : tout finirait.

06 mars 2021.

Sans fin.

Et souviens-toi, sous ce regard, et devant, et devant le seuil, une entrée, un retour, une force, pour arracher, pour étendre, entendons les voiles, matins déchirés et rumeurs courantes, je te tiens cœur éclaté et tu embrasses source vive, les erreurs, le matin tout tremble et se déploie, je te tiens et tu cernes,

soleil ému, feuilles naissantes, et fronts, fronts dépouillés, aurore, aurore éclatante, je cherche et tu ramènes, de limites et de bornes, la vaste mer, les flots sans fin.

06 mars 2021.

Au bout des doigts.

Tracer et tracer, et laisser le cœur en alerte, de mots en pensées et de règles en actions : tu trembles, tu trembles et tu relèves le vol des oiseaux, l’odeur des roses, le fil des escargots, tu penses printemps qui commence et victoires à venir, et tenant, et retenant, et prisant tout, tu tiens au ciel le vol des rapaces,

et en air, en air, le chant des huppes et tout ce qui se trame, fils, et fils, et entrelacés, le va et vient, et nous allons, et venons, revenons aussi d’une branche l’autre, du regard aux nuages, et du fond, grands arbres et maisons, tuiles et jardins clos, et souvenirs et espérances, on retient, retiendrait-on, le sifflement,

petit, mélancolique sansonnet, tu chantes encore solitaire et insecte au réveil, je tourne et ce matin je bois et j’explore, l’air sur la peau, la lumière au bout des doigts.

07 mars 2021.

De ton éternité.

Et de tête vague et de rayons chauds sur les yeux, je pousse et je retiens, et tu évapores les cœurs, moisson perdue, rêve sans suite, et des eaux effondrées et des sables en masse, tu remues et tu cherches, savant sans âme, cœur sans pitié, de vases et de limon et de graviers sur la langue, tu crierais,

tu dominerais la houle et le souffle, sur la tranche, sur le coin, les yeux ouverts, la bouche sèche, sur une pente, sur un talus sans fleurs et sans couronnes, tu cherches et tu tournes les colonnes une à une, toit posé, soleil levé, étoiles tenus, et encore, et encore, tu te dérobes, et tu tournes, trouvé, tourné,

tournerais-tu sans cesser, de rien, et de tout tu ne te lasses, et tu espères, en avant et en suite, les yeux ouverts, la bouche close sur chaque mot, tu mords chaque erreur, et tu te donnes, donnerais-tu le ciel en partage, la vie tenue et les oiseaux encore, et encore, talus sans fleur et mains ouvertes, ouvert,

tu te précipites au-devant de ton éternité.

10 mars 2021.
                        oublier le temps 
                        entendre le vent 
 
                        partir 
                        et enlacer le cercle 
 
                        lune pleine 
                        tout commence 

                         

samedi 27 mars 2021

De ton éternité.

Et de tête vague et de rayons chauds sur les yeux, je pousse et je retiens, et tu évapores les cœurs, moisson perdue, rêve sans suite, et des eaux effondrées et des sables en masse, tu remues et tu cherches, savant sans âme, cœur sans pitié, de vases et de limon et de graviers sur la langue, tu crierais,

tu dominerais la houle et le souffle, sur la tranche, sur le coin, les yeux ouverts, la bouche sèche, sur une pente, sur un talus sans fleurs et sans couronnes, tu cherches et tu tournes les colonnes une à une, toit posé, soleil levé, étoiles tenus, et encore, et encore, tu te dérobes, et tu tournes, trouvé, tourné,

tournerais-tu sans cesser, de rien, et de tout tu ne te lasses, et tu espères, en avant et en suite, les yeux ouverts, la bouche close sur chaque mot, tu mords chaque erreur, et tu te donnes, donnerais-tu le ciel en partage, la vie tenue et les oiseaux encore, et encore, talus sans fleur et mains ouvertes, ouvert,

tu te précipites au-devant de ton éternité.

10 mars 2021.

vendredi 26 mars 2021

Au bout des doigts.


Tracer et tracer, et laisser le cœur en alerte, de mots en pensées et de règles en actions : tu trembles, tu trembles et tu relèves le vol des oiseaux, l’odeur des roses, le fil des escargots, tu penses printemps qui commence et victoires à venir, et tenant, et retenant, et prisant tout, tu tiens au ciel le vol des rapaces,

et en air, en air, le chant des huppes et tout ce qui se trame, fils, et fils, et entrelacés, le va et vient, et nous allons, et venons, revenons aussi d’une branche l’autre, du regard aux nuages, et du fond, grands arbres et maisons, tuiles et jardins clos, et souvenirs et espérances, on retient, retiendrait-on, le sifflement,

petit, mélancolique sansonnet, tu chantes encore solitaire et insecte au réveil, je tourne et ce matin je bois et j’explore, l’air sur la peau, la lumière au bout des doigts.

07 mars 2021.

Retour, sans fin.

souvenir
d’un regard
premier

voile déchirée
au matin tremblé

soleil affecté

feuilles nouvelles
au front de l’aurore
étincelante

vaste mer
flots infinis

regard premier


Maria Dolores Cano, 25 mars 2021 à 18:25. ici.


jeudi 25 mars 2021

Sans fin.

Et souviens-toi, sous ce regard, et devant, et devant le seuil, une entrée, un retour, une force, pour arracher, pour étendre, entendons les voiles, matins déchirés et rumeurs courantes, je te tiens cœur éclaté et tu embrasses source vive, les erreurs, le matin tout tremble et se déploie, je te tiens et tu cernes,

soleil ému, feuilles naissantes, et fronts, fronts dépouillés, aurore, aurore éclatante, je cherche et tu ramènes, de limites et de bornes, la vaste mer, les flots sans fin.

06 mars 2021.

mercredi 24 mars 2021

Finirait.


Écoute et retiens et suis, il faut, il faut, étrangement, étrangement, faut-il remettre, faut-il comprendre, je tourne et tu vois, nous sommes sous les branches et sous les étoiles, tu tournes et vois, et verrions-nous aussi, le temps qui file, le poids des choses, tout tient et tu commences et manges et bois

et regardes : l’air circule, les pieds posés, la bouche ouverte, dire et lancer paroles et murmures, tout est fabriqué, tout pèse son poids, il faut, faut-il que cela tourne, que cela murmure, cœur éloigné, arbres touffus et choses sous les feuilles, je te suis et tu recommences, eau pure, nous sommes en errance,

et tout revient, et tout de tout se pare, paroles murmurées, mots oubliés fraicheur et sol gratté, je tourne et je te vois : tout finirait.

06 mars 2021.